Objective: To determine what factors enable or impede women in a Canadian family medicine residency program from combining motherhood with residency training. To determine how policies can support these women, given that in recent decades the number of female family medicine residents has increased.
Design: Qualitative study using in-person interviews.
Setting: McMaster University Family Medicine Residency Program.
Participants: Twenty-one of 27 family medicine residents taking maternity leave between 1994 and 1999.
Method: Semistructured interviews. The research team reviewed transcripts of audiotaped interviews for emerging themes; consensus was reached on content and meaning. NVIVO software was used for data analysis.
Main findings: Long hours, unpredictable work demands, guilt because absences from work increase workload for colleagues, and residents' high expectations of themselves cause pregnant residents severe stress. This stress continues upon return to work; finding adequate child care is an added stress. Residents report receiving less support from colleagues and supervisors upon return to work; they associate this with no longer being visibly pregnant. Physically demanding training rotations put additional strain on pregnant residents and those newly returned to work. Flexibility in scheduling rotations can help accommodate needs at home. Providing breaks, privacy, and refrigerators at work can help maintain breastfeeding. Allowing residents to remain involved in academic and clinical work during maternity leave helps maintain clinical skills, build new knowledge, and promote peer support.
Conclusion: Pregnancy during residency training is common and becoming more common. Training programs can successfully enhance the experience of motherhood during residency by providing flexibility at work to facilitate a healthy balance among the competing demands of family, work, and student life.
OBJECTIF: Déterminer les facteurs susceptibles d’encourager ou de décourager les femmes inscrites dans les programmes canadiens de résidence en médecine familiale de mener de front résidence et maternité. Vu le nombre croissant des résidentes en médecine familiale au cours des récentes décennies, déterminer les mesures susceptibles d’apporter un soutien à ces femmes.
TYPE D’ÉTUDE: Étude qualitative à l’aide d’entrevues en personne.
CONTEXTE: Le programme de résidence en médecine familiale de l’Université McMaster.
PARTICIPANTS: Vingt-et-une des 27 résidentes en médecine familiale ayant pris un congé de maternité entre 1984 et 1999.
MÉTHODE: Entrevues semi-structurées. Les chercheurs ont examiné les transcriptions des enregistrements sur bande magnétique des entrevues pour en extraire les thèmes récurrents; contenu et signification ont fait l’objet de consensus. Les données ont été analysées à l’aide du logiciel NVIVO.
PRINCIPALES OBSERVATIONS: Les longues heures et les exigences imprévisibles du travail, le sentiment de culpabilité à l’idée que la charge de travail des collègues augmente quand elles sont absentes et des attentes personnelles élevées causent un haut niveau de stress chez les résidentes enceintes. Ce stress continue lors du retour au travail; trouver une aide familiale adéquate pour l’enfant ajoute au stress. Les résidentes déclarent recevoir moins de soutien des collègues et des superviseurs à la reprise du travail, ce qu’elles attribuent au fait de n’avoir plus de signes extérieurs de grossesse. Les stages physiquement exigeants sont une autre source de tension durant la grossesse et au retour au travail. Un calendrier de stages flexible permet de mieux répondre aux exigences domestiques. Celles qui allaitent bénéficieront de pauses, d’intimité et de réfrigérateurs au travail. Permettre la poursuite d’activités académiques et cliniques pendant le congé de maternité favorisera le maintien les habiletés cliniques, l’amélioration des connaissances et un meilleur soutien des pairs.
CONCLUSION: Les grossesses en cours de résidence sont de plus en plus fréquentes. Des programmes de formation flexibles facilitant un sain équilibre entre les exigences domestiques, professionnelles et académiques permettraient d’améliorer la situation de celles qui vivent une maternité en cours de résidence.