Influence of delays to nonemergent colon cancer surgery on operative mortality, disease-specific survival and overall survival

Can J Surg. 2009 Aug;52(4):E79-E86.

Abstract

BACKGROUND: There has been minimal research on the influence of delays for cancer treatments on patient outcomes. We measured the influence of delays to nonemergent colon cancer surgery on operative mortality, disease-specific survival and overall survival. METHODS: We used the linked Surveillance, Epidemiology and End Results (SEER)-Medicare databases (1993-1996) to identify patients who underwent nonemergent colon cancer surgery. We assessed 2 time intervals: surgeon consult to hospital admission for surgery and first diagnostic test for colon cancer to hospital admission. Follow-up data were available to the end of 2003. We selected the time intervals to create patient groups with clinical relevance and they did not extend past 120 days. RESULTS: We identified 7989 patients who underwent nonemergent colon cancer surgery. Median delays from surgeon consult to admission and from first diagnostic test to admission were 7 and 17 days, respectively. The odds of operative mortality were similar if the consult-to-admission interval was 22 days or more versus 1-7 days (odds ratio [OR] 1.0, 95% confidence interval [CI] 0.6-1.8, p = 0.91) or if the test-to-admission interval was 43 days or more versus 1-14 days (OR 0.8, 95% CI 0.4-1.5, p = 0.51), respectively. For these same respective interval comparisons, disease-specific survival was not influenced by the consult-to-admission wait (hazard ratio [HR] 1.0, 95% CI 0.9-1.2, p = 0.91) or the test-to-admission wait (HR 1.0, 95% CI 0.8-1.1, p = 0.63). The risk of death was slightly greater if the consult-to-admission interval was 22 or more days versus 1-7 days (HR 1.1, 95% CI 1.0-1.2, p = 0.013) and if the test-to-admission interval was 43 days or more versus 1-14 days (HR 1.2, 95% CI 1.1-1.3, p = 0.003). CONCLUSION: It is unlikely that delays to nonemergent colon cancer surgery longer than 3 weeks from initial surgical consult or longer than 6 weeks from first diagnostic test negatively impact operative mortality, disease-specific survival or overall survival.

Contexte: Quelle influence le retard de traitement du cancer a-t-il sur le pronostic des patients? Peu de recherches ont porté sur cette question. Nous avons voulu mesurer l’influence du retard à opérer les cas de cancer du côlon jugés non urgents sur la mortalité opératoire, la survie spécifique à la maladie et la survie globale.

Méthodes: Nous avons utilisé les bases de données reliées Medicare-SEER (Surveillance, Epidemiology and End Results) de 1993 à 1996 afin de recenser les patients ayant subi une chirurgie non urgente pour cancer du côlon. Nous avons évalué 2 intervalles : soit le temps écoulé entre la consultation du chirurgien et l’hospitalisation pour chirurgie et le temps écoulé entre le premier test diagnostique pour cancer du côlon et l’hospitalisation. Nous disposions de données de suivi s’échelonnant jusqu’à la fin de 2003. Nous avons sélectionné les intervalles de façon à créer des groupes de patients cliniquement pertinents et ces intervalles ne dépassaient pas 120 jours.

Résultats: Nous avons recensé 7989 patients qui ont subi une chirurgie non urgente pour cancer du côlon. Les délais médians entre la consultation du chirurgien et l’hospitalisation et entre le premier test diagnostique et l’hospitalisation ont été respectivement de 7 et 17 jours. Le risque de mortalité opératoire était semblable si l’intervalle entre la consultation et l’hospitalisation était de 22 jours ou plus c. 1 à 7 jours (rapport des cotes [RC] 1,0; intervalle de confiance [IC] à 95 %, 0,6–1,8, p = 0,91) ou si l’intervalle entre le premier test diagnostique et l’hospitalisation était de 43 jours ou plus c. 1 à 14 jours (RC 0,8; IC à 95 %, 0,4–1,5, p = 0,51), respectivement. Pour ces mêmes comparaisons d’intervalles respectifs, la survie spécifique à la maladie n’a pas été affectée par le délai entre la consultation et l’hospitalisation (risque relatif [RR] 1,0; IC à 95 %, 0,9–1,2, p = 0,91) ni par le délai entre le premier test diagnostique et l’hospitalisation (RR 1,0; IC à 95 %, 0,8–1,1, p = 0,63). Un intervalle entre la consultation et l’hospitalisation de 22 jours ou plus plutôt que de 1 à 7 jours (RR 1,1; IC à 95 % 1,0–1,2, p = 0,013) et un intervalle entre le premier test diagnostique et l’hospitalisation de 43 jours ou plus plutôt que de 1 à 14 jours (RR 1,2; IC à 95 %, 1,1–1,3, p = 0,003) étaient associés à un risque global de décès légèrement supérieur.

Conclusion: Il semble peu probable que les retards de plus de 3 semaines avant une chirurgie non urgente pour un cancer du côlon à compter de la consultation avec le chirurgien, ou de plus de 6 semaines à compter du premier test diagnostique, aient un impact négatif sur le risque de mortalité opératoire, sur la survie spécifique à la maladie ou sur la survie globale.