Positive urine cultures: A major cause of inappropriate antimicrobial use in hospitals?

Can J Infect Dis Med Microbiol. Winter 2009;20(4):107-11. doi: 10.1155/2009/702545.

Abstract

Introduction: Urine specimens are among the most common samples submitted for culture to microbiology laboratories. The objectives of the present study were to describe the indications for obtaining urine cultures in a cohort of hospitalized patients, and to determine the appropriateness of antimicrobial therapy in response to urine culture results.

Methods: The study was performed at a teaching hospital with an adjoining long-term care facility from June 1 to July 31, 2006. The medical records of nonpregnant adult patients with and without bacteriuria were reviewed. A symptomatic urinary tract infection was defined as the presence of bacteriuria in a patient with fever or urinary symptoms; asymptomatic bacteriuria was defined as bacteriuria without urinary symptoms and no infection evident at another site.

Results: Medical records of 335 eligible patients (64% male; mean age 68 years) were reviewed, including all 137 with bacteriuria, and 198 with negative urine cultures. In total, 51% of the urine specimens were obtained from an indwelling urinary catheter, and 28% were voided urine samples. Confusion (57%) and fever (36%) were the most common indications noted for obtaining the urine cultures. Only 34 patients (25% of those with positive urine cultures) met the criteria for a symptomatic urinary tract infection; 67 (49%) had asymptomatic bacteriuria and 36 (26%) had infection at a nonurinary site. Of those with asymptomatic bacteriuria, 64% received antimicrobial therapy for a total of 347 days. Confused patients with asymptomatic bacteriuria were more likely to be treated than were bacteriuric patients without altered mental status (OR 1.8, 95% CI 1.2 to 4.1; P=0.03).

Conclusions: Urine cultures are frequently obtained from hospitalizedpatients,evenintheabsenceofurinarysymptoms.Asymptomatic bacteriuria is often treated in these patients, and accounts for a substantial burden of inappropriate antimicrobial use in hospitals. Effective strategies to improve urine culture ordering and antimicrobial utilization in hospitals need to be implemented.

INTRODUCTION :: Les échantillons d’urine font partie des prélèvements les plus mis en culture aux laboratoires de microbiologie. La présente étude vise à décrire les indications pour obtenir des uricultures au sein d’une cohorte de patients hospitalisés et à déterminer la pertinence d’un traitement antimicrobien en réponse aux résultats de l’uriculture.

MÉTHODOLOGIE :: L’étude a eu lieu entre le 1er juin et le 31 juillet 2006 à un hôpital universitaire doté d’un établissement connexe de soins de longue durée. Les auteurs ont examiné les dossiers médicaux de patients adultes non enceintes avec ou sans bactériurie. L’infection urinaire symptomatique était définie comme la présence de bactériurie chez un patient faisant de la fièvre ou ayant des symptômes urinaires. La bactériurie asymptomatique était plutôt définie comme une bactériurie sans symptômes urinaires et sans infection évidente à un autre foyer.

RÉSULTATS :: Les auteurs ont examiné le dossier médical de 355 patients admissibles (64 % de sexe masculin, âge moyen de 68 ans), y compris les 137 ayant une bactériurie, et celui de 198 patients dont l’uriculture était négative. Au total, 51 % des échantillons d’urine avaient été prélevés dans un cathéter à demeure, et 28 % par réflexe mictionnel. La confusion (57 %) et la fièvre (36 %) étaient les principales indications consignées pour justifier une uriculture. Seulement 34 patients (25 % de ceux dont l’uriculture était positive) respectaient les critères d’infection urinaire symptomatique, 67 (49 %) avaient une bactériurie asymptomatique et 36 (26 %), une infection à un foyer non urinaire. Parmi les patients atteints de bactériurie asymptomatique, 64 % ont reçu un traitement antimicrobien pendant un total de 347 jours. Les patients confus ayant une bactériurie asymptomatique étaient plus susceptibles d’être traités que les patients bactériuriques dont l’état mental n’était pas altéré (RRR 1,8; 95 % IC 1,2 à 4,1; P=0,03).

CONCLUSION :: On prélève souvent des uricultures auprès des patients hospitalisés, même en l’absence de symptômes urinaires. On traite souvent la bactériurie asymptomatique chez ces patients, ce qui représente un fardeau important d’utilisation inopportune d’antimicrobiens en milieu hospitalier. Des stratégies efficaces s’imposent pour améliorer les commandes d’uriculture et l’utilisation d’antimicrobiens en milieu hospitalier.

Keywords: Antimicrobial treatment; Asymptomatic bacteriuria; Laboratory utilization; Urinary tract infection.