Major depressive disorder and sleep disturbance in patients with chronic pain

Pain Res Manag. Jan-Feb 2014;19(1):35-41. doi: 10.1155/2014/480859. Epub 2013 Dec 23.

Abstract

Background: Disturbed sleep is a common problem in both chronic pain and major depressive disorder (MDD). Moreover, many patients with chronic pain are depressed.

Objectives: To examine the effects of depression on the sleep behaviour of chronic pain patients by comparing patients who did or did not meet diagnostic criteria for MDD.

Methods: A total of 60 patients with chronic musculoskeletal pain underwent structured diagnostic interviews for MDD and insomnia, and completed questionnaires assessing pain severity, disability, sleep quality, beliefs and attitudes about sleep, and sleep hygiene. For four consecutive days, they also completed a sleep diary, and reported on sleep hygiene practices and presleep arousal.

Results: Thirty-three patients (55%) met diagnostic criteria for MDD, most of whom (n=32 [97%]) also fulfilled criteria for insomnia disorder. Insomnia was also common among patients without MDD (21 of 27 [78%]). Participants with MDD had higher self-reports of pain, disability, dysfunctional beliefs about sleep, and, on a prospective basis, greater presleep arousal and poorer sleep hygiene. However, diary assessments of specific sleep parameters (eg, sleep onset latency, total sleep time, sleep efficiency) did not differ between the groups.

Discussion: Chronic pain patients with comorbid MDD exhibited more dysfunctional beliefs about sleep, poorer sleep hygiene practices and greater presleep arousal; however, diary-recorded sleep characteristics may not differ from those of patients without MDD. Chronic pain itself may disturb sleep so extensively that MDD introduces little additive effect.

Conclusion: MDD in chronic pain may be related to the cognitive and behavioural aspects of insomnia, rather than to an incremental disturbance in the initiation or maintenance of sleep.

HISTORIQUE :: Les troubles du sommeil sont courants en cas de douleur chronique et de trouble dépressif majeur (TDM). De plus, de nombreux patients ayant des douleurs chroniques sont déprimés.

OBJECTIFS :: Examiner les effets de la dépression sur le comportement de sommeil des patients ayant des douleurs chroniques en comparant les patients qui respectaient ou non les critères diagnostiques du TDM.

MÉTHODOLOGIE :: Au total, 60 patients ayant des douleurs musculosquelettiques chroniques se sont soumis à des entrevues diagnostiques structurées sur la TDM et l’insomnie et ont rempli des questionnaires pour évaluer la gravité de la douleur, l’incapacité, la qualité du sommeil, les croyances et les attitudes au sujet du sommeil, de même que l’hygiène du sommeil. Pendant quatre jours consécutifs, ils ont également rempli un journal du sommeil et rendu compte de leurs pratiques en matière d’hygiène du sommeil et d’éveil avant le sommeil.

RÉSULTATS :: Trente-trois patients (55 %) respectaient les critères diagnostiques de TDM, et la plupart (n=32 [97 %]) respectaient également les critères de troubles d’insomnie. L’insomnie était également courante chez les patients sans TDM (21 sur 27 [78 %]). Les participants ayant un TDM déclaraient davantage souffrir de douleurs et d’incapacités, avaient davantage de convictions dysfonctionnelles au sujet du sommeil et, sur une base prospective, un plus grand éveil avant le sommeil et une moins bonne hygiène du sommeil. Cependant, les évaluations de certains paramètres sur le sommeil inscrites dans un journal (p. ex., délai d’endormissement, durée totale de sommeil, efficacité du sommeil) ne différaient pas entre les groupes.

EXPOSÉ :: Les patients ayant des douleurs chroniques présentant un TDM comorbide ont davantage de convictions dysfonctionnelles au sujet du sommeil, de moins bonnes pratiques en matière d’hygiène du sommeil et un plus grand éveil avant le sommeil, mais les caractéristiques au sujet du sommeil inscrites dans un journal ne diffèrent pas nécessairement de celles des patients sans TDM. La douleur chronique elle-même peut perturber le sommeil au point que la TDM a peu d’effets supplémentaires.

CONCLUSION :: En cas de douleur chronique, la TDM peut être liée aux aspects cognitifs et comportementaux de l’insomnie plutôt qu’à une perturbation incrémentielle de l’endormissement ou du maintien du sommeil.

Publication types

  • Research Support, Non-U.S. Gov't

MeSH terms

  • Adult
  • Chronic Pain / diagnosis*
  • Chronic Pain / epidemiology*
  • Chronic Pain / psychology
  • Depressive Disorder, Major / diagnosis*
  • Depressive Disorder, Major / epidemiology*
  • Depressive Disorder, Major / psychology
  • Female
  • Humans
  • Male
  • Middle Aged
  • Pain Measurement / methods
  • Prospective Studies
  • Self Report / standards
  • Sleep Wake Disorders / diagnosis*
  • Sleep Wake Disorders / epidemiology*
  • Sleep Wake Disorders / psychology
  • Surveys and Questionnaires
  • Young Adult