Objective: Quality of care for comorbid physical disorders in psychiatric patients can be assessed by the number of avoidable admissions for ambulatory care sensitive (ACS) conditions. These are admissions for physical conditions that, with appropriate primary care, should not require inpatient treatment. Avoidable admissions for ACS conditions feature prominently in Australia's National Health Performance Framework and have been used to assess health care provision for marginalized groups, such as Indigenous patients or those of lower socioeconomic status. They have not been applied to people with mental illness.
Methods: A population-based, record-linkage analysis was used to measure ACS admissions for physical disorder in psychiatric patients of state-based facilities in Queensland, Australia, during 5 years.
Results: There were 77 435 males (48.0%) and 83 783 females (52%) (total n = 161 218). Among these, 13 219 psychiatric patients (8.2%) had at least 1 ACS admission, the most common being for diabetes (n = 6086) and angina (n = 2620). Age-standardized rates were double those of the general population. Within the psychiatric group, and after adjusting for confounders, those who had ever been psychiatric inpatients experienced the highest rates of ACS admissions, especially for diabetes.
Conclusions: In common with other marginalized groups, psychiatric patients have increased ACS admissions. Therefore, this measure could be used as an indicator of difficulties in access to appropriate primary care in Canada, given the availability of similar administrative data.
Objectif :: La qualité des soins pour les troubles physiques comorbides des patients psychiatriques peut être évaluée par le nombre d’hospitalisations évitables pour des affections propices aux soins ambulatoires (PSA). Il s’agit d’hospitalisations pour des affections physiques qui, avec les soins de première ligne appropriés, ne devraient pas nécessiter de traitement à l’hôpital. Les hospitalisations évitables pour les affections PSA se trouvent principalement dans le cadre du rendement de la santé nationale d’Australie et servent à évaluer la prestation des soins de santé pour les groupes marginalisés, comme les patients autochtones et ceux faible socioéconomique. Elles n’ont pas été appliquées aux personnes souffrant de maladie mentale.
Méthodes :: Une analyse par couplage de dossiers, dans la population, a servi à mesurer les hospitalisations PSA pour un trouble physique de patients psychiatriques venant d’établissements publics du Queensland, en Australie, durant 5 ans.
Résultats :: Il y avait 77 435 hommes (48,0 %) et 83 783 femmes (52 %) (total n = 161 218). Parmi ceux-ci, 13 219 patients psychiatriques (8,2 %) avaient au moins 1 hospitalisation PSA, les plus communes étant pour le diabète (n = 6086) et l’angine de poitrine (n = 2620). Les taux standardisés pour l’âge étaient le double de ceux de la population générale. Au sein du groupe psychiatrique, et après correction pour les variables de confusion, ceux qui avaient déjà été des patients psychiatriques hospitalisés avaient les taux d’hospitalisations PSA les plus élevés, spécialement pour le diabète.
Conclusions :: Comme d’autres groupes marginalisés, les patients psychiatriques ont augmenté les hospitalisations PSA. Cette mesure pourrait donc être utilisée comme indicateur des difficultés d’accès aux soins de première ligne appropriés au Canada, étant donné la disponibilité de données administratives semblables.