Objective and Subjective Sleep Disorders in Automated Peritoneal Dialysis

Can J Kidney Health Dis. 2016 Feb 17;3:6. doi: 10.1186/s40697-016-0093-x. eCollection 2016.

Abstract

Background: Automated peritoneal dialysis (APD) is one of the fastest growing dialysis modalities. It is unknown whether sleep and mood are disturbed while performing repeated overnight exchanges.

Objectives: In this report, we aim to describe and compare the prevalence of sleep-disordered breathing (SDB), periodic limb movements (PLMS), poor sleep quality (SQ), and depression among APD patients compared with stages 3b-5 (estimated glomerular filtration rate ≤44 ml/min/1.73 m2) chronic kidney disease (CKD) and hemodialysis (HD) patients.

Design: This is a cross-sectional, descriptive study.

Setting: Study participants were recruited from outpatient nephrology clinics, local dialysis centers, and the Thomas E. Starzl Transplant Institute in Western Pennsylvania between April 2004 and July 2009.

Patients: There were 186 participants in this study including 22 APD patients, 89 CKD patients, and 75 HD patients.

Measurements: In-home polysomnography was performed and two questionnaires were completed, the Pittsburgh Sleep Quality Index (PSQI) and the Patient Health Questionnaire-9 (PHQ-9).

Methods: SDB and PLMS were quantified by in-home unattended polysomnography; poor SQ was defined by a score >5 on the PSQI, and the presence of moderate to severe depression was defined by a score >5 on the PHQ-9.

Results: The APD patients had a median age of 37.5 years, were predominantly female (72.7 %), and had a median body mass index (BMI) of 23.8 kg/m2. In univariate analyses, APD patients had significantly lower apnea-hypopnea index compared to HD patients by 12.2 points (likelihood ratio test p = 0.008) and revealed the least percent of TST with nocturnal hypoxemia compared to CKD patients by 2.7 points, respectively (likelihood ratio test p = 0.01). The APD group had also significantly greater stages 3 to 4 sleep compared to the CKD patients by 8.6 points (likelihood ratio test p = 0.009). In multivariate analyses and after adjustment for age, gender, race, and BMI, both APD and HD patients had higher average PSQI scores than CKD patients by 2.54 and 2.22 points, respectively (likelihood ratio test p = 0.005). No other comparisons of sleep parameters among groups reached statistical significance.

Limitations: The limitations of this study are the small sample size of the APD population and the demographic and clinical differences among the three study groups.

Conclusions: Despite differences in univariate analyses, after multivariate adjustment, APD patients had similar sleep parameters and sleep architecture and as poor SQ and symptoms of depression as HD patients. Future studies with larger APD cohorts are needed.

Mise en contexte: La dialyse péritonéale automatisée (DPA) est l’une des méthodes de traitement pour l’insuffisance rénale terminale connaissant la plus forte croissance. Toutefois, l’influence de la pratique répétée de cette procédure sur la qualité du sommeil et sur l’humeur du patient demeure peu documentée.

Objectifs de l’étude: L’étude visait à caractériser et à définir la prévalence de troubles respiratoires du sommeil, de mouvements involontaires des membres, d’effets sur la qualité du sommeil et de symptômes dépressifs chez les patients sous DPA en comparaison avec la prévalence de ces mêmes paramètres chez les patients souffrant d’insuffisance rénale chronique (eDFG à ≤44 ml/min/1.73 m2) et chez les patients sous hémodialyse.

Cadre et type d’étude: Il s’agit d’une étude transversale descriptive qui s’est tenue dans l’ouest de la Pennsylvanie (États-Unis) entre avril 2004 et juillet 2009. Le recrutement des participants s’est effectué au sein des patients en consultation externe des cliniques de néphrologie, dans les centres de dialyses régionaux et au Thomas E. Starzl Transplant Institute.

Participants: Un total de 186 patients a pris part à cette étude, parmi lesquels on comptait 22 patients sous traitement par DPA, 89 patients en situation d’insuffisance rénale chronique et 75 patients sous hémodialyse.

Mesures: La cueillette des données incluait des mesures de polysomnographie effectuées à domicile par les patients ainsi que les réponses fournies à deux questionnaires : le Pittsburgh Sleep Quality Index (PSQI) et le Patient Health Questionnaire-9 (PHQ-9).

Résultats: La cohorte de patients sous DPA se constituait en majorité de femmes (72,3 %) de 37,5 ans d’âge médian et dont l’indice de masse corporelle (IMC) se situait en moyenne à 23,8 kg/m2. Les analyses univariées ont démontré un index apnées-hypopnées inférieur de 12,2 points (p = 0,0008) et un plus faible pourcentage de troubles du sommeil avec hypoxémie nocturne par 2,7 points (p = 0,01) chez les patients sous DPA en comparaison avec les patients sous hémodialyse. Les analyses multivariées, après correction en fonction de l’âge, du sexe, de l’origine ethnique et de l’IMC des participants, ont quant à elles démontré que les patients sous DPA et sous hémodialyse ont obtenu des résultats plus élevés au questionnaire PSQI que les patients souffrant d’insuffisance rénale chronique, avec des moyennes supérieures de 2,54 et 2,22 points respectivement (p = 0,005). La comparaison entre les différents groupes en ce qui concerne les autres paramètres mesurés n’a pas atteint le degré de signification statistique.

Limites de l’étude: Les données recueillies au cours de cette étude concernent un faible échantillon de patients sous DPA. De plus, en raison des grandes différences notées dans les données cliniques et démographiques des trois groupes de patients qui la constituaient, la cohorte étudiée manquait d’uniformité.

Conclusions: En dépit des différences notées dans les analyses univariées et de l’obligation d’effectuer des corrections dans les analyses multivariées, les résultats montrent que les patients sous DPA ne présentent pas de différences significatives pour les paramètres de sommeil mesurés. Les patients sous DPA maintiennent des paramètres et une architecture de sommeil semblables à ceux mesurés chez les patients sous traitement par hémodialyse : la qualité du sommeil demeure faible, mais ils ne présentent pas plus de symptômes de dépression. Des études de plus grande envergure sont requises afin de mieux définir l’influence de la DPA sur la qualité du sommeil et sur l’humeur des patients qui la pratiquent.

Keywords: Automated peritoneal dialysis; Chronic kidney disease; Depression; Hemodialysis; Hypoxemia; Periodic limb movements; Sleep quality; Sleep-disordered breathing.