Willingness to Participate in a Randomized Trial Comparing Catheters to Fistulas for Vascular Access in Incident Hemodialysis Patients: An International Survey of Nephrologists

Can J Kidney Health Dis. 2016 Jul 13;3:33. doi: 10.1186/s40697-016-0125-6. eCollection 2016.

Abstract

Background: Current guidelines favor fistulas over catheters as vascular access. Yet, the observational literature comparing fistulas to catheters has important limitations and biases that may be difficult to overcome in the absence of randomization. However, it is not clear if physicians would be willing to participate in a clinical trial comparing fistulas to catheters.

Objectives: We also sought to elicit participants' opinions on willingness to participate in a future trial regarding catheters and fistulas.

Design: We created a three-part survey consisting of 19 questions. We collected demographic information, respondents' knowledge of the vascular access literature, appropriateness of current guideline recommendations, and their willingness to participate in a future trial.

Setting: Participants were recruited from Canada, Europe, Australia, and New Zealand.

Participants: Participants include physicians and trainees who are involved in the care of end-stage renal disease patients requiring vascular access.

Measurements: Descriptive statistics were used to describe baseline characteristics of respondents according to geographic location. We used logistic regression to model willingness to participate in a future trial.

Methods: We surveyed nephrologists from Canada, Europe, Australia, and New Zealand to assess their willingness to participate in a randomized trial comparing fistulas to catheters in incident hemodialysis patients.

Results: Our results show that in Canada, 86 % of respondents were willing to participate in a trial (32 % in all patients; 54 % only in patients at high risk of primary failure). In Europe and Australia/New Zealand, the willingness to participate in a trial that included all patients was lower (28 % in Europe; 25 % in Australia/New Zealand), as was a trial that included patients at high risk of primary failure (38 % in Europe; 39 % in Australia/New Zealand). Nephrologists who have been in practice for a few years, saw a larger volume of patients, or self-identified as experts in vascular access literature were more likely to participate in a trial.

Limitations: Survey distribution was limited to vascular access experts in participating European countries and ultimately led to a discrepancy in numbers of European to non-European respondents overall. Canadian views are likely over-represented in the overall outcomes.

Conclusions: Our survey results suggest that nephrologists believe there is equipoise surrounding the optimal vascular access strategy and that a randomized controlled study should be undertaken, but restricted to those individuals with a high risk of primary fistula failure.

Mise en contexte: À l’heure actuelle, les lignes directrices en matière d’accès vasculaire préconisent l’usage d’une fistule plutôt que d’un cathéter. Or, en consultant la littérature faisant état des études observationnelles comparant l’usage de ces deux types d’accès vasculaire, on note des limites ou un parti-pris qui sont difficilement évitables en absence de randomisation. Néanmoins, il demeure difficile de prévoir si les médecins traitants seraient enclins à participer à des essais cliniques comparatifs de ces deux méthodes.

Objectifs de l’étude: Cette étude avait pour objectif de sonder l’intérêt des participants à prendre part à un essai clinique comparant l’usage des cathéters et des fistules.

Paramètres de l’étude: Pour atteindre cet objectif, nous avons créé un sondage en trois parties constitué de 19 questions. Nous avons colligé les renseignements démographiques des participants, évalué leur connaissance de la littérature et des recommandations actuelles au sujet des accès vasculaires, en plus de sonder leur intérêt à prendre part à un essai clinique à venir.

Cadre de l’étude: Les participants ont été recrutés au Canada, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Participants: Des médecins traitants ainsi que des stagiaires en néphrologie, impliqués auprès de patients atteints d’insuffisance rénale terminale et requérant la mise en place d’un accès vasculaire, ont pris part à cette enquête.

Mesures: Des statistiques descriptives ont été utilisées pour définir les caractéristiques démographiques initiales des répondants selon leur situation géographique. Un modèle de régression logistique a été utilisé pour évaluer leur intérêt à participer à un essai clinique.

Méthodologie: Des néphrologues canadiens, australiens, néo-zélandais ou provenant de plusieurs pays d’Europe ont été sondés sur leur intérêt à participer à un essai clinique randomisé comparant l’usage d’une fistule ou d’un cathéter comme accès vasculaire chez les patients nouvellement dialysés.

Résultats: Le sondage a démontré qu’au Canada, 86 % des répondants seraient enclins à prendre part à un essai clinique ; 32 % y feraient participer tous leurs patients sous dialyse alors que 54 % ne le feraient que pour ceux présentant un risque élevé de défaillance primaire de la fistule. Pour le reste des participants, l’intérêt en regard d’un essai clinique ouvert à tous les patients sous dialyse s’est avéré moindre (28 % en Europe, 25 % en Australie et Nouvelle-Zélande), tout comme pour l’idée de n’y inclure que les patients présentant un risque élevé de défaillance primaire de la fistule (38 % pour l’Europe et 39 % pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande combinées). Les néphrologues qui pratiquaient depuis plusieurs années, qui suivaient un grand nombre de patients ou qui se définissaient comme des experts de la littérature sur les accès vasculaires étaient plus enclins à participer à des essais cliniques à ce sujet.

Limites de l’étude: La distribution du questionnaire était limitée aux experts de la question de l’accès vasculaire en hémodialyse dans les pays d’Europe participants. Ceci a fait en sorte que le nombre de répondants européens s’est trouvé en déséquilibre en comparaison du nombre de répondants provenant de l’extérieur de l’Europe. De plus, les Canadiens étant surreprésentés parmi les répondants, les résultats obtenus expriment davantage leurs vues que celles des néphrologues provenant d’Australie, de la Nouvelle-Zélande ou des pays d’Europe participants.

Conclusion: Les résultats du sondage suggèrent qu’en général, les néphrologues croient que les deux méthodes se valent au moment de la mise en place d’un accès vasculaire. La plupart sont également d’avis qu’un essai clinique contrôlé et randomisé pour les comparer devrait être réalisé, mais plusieurs croient que celui-ci ne devrait inclure que les patients présentant un risque élevé de défaillance primaire de la fistule.

Keywords: CKD; Catheters; Chronic renal failure; Dialysis; ESRD; Fistulas; Hemodialysis; Vascular access.