Surgery on burns sequelae in developing countries

Ann Burns Fire Disasters. 2017 Mar 31;30(1):47-51.

Abstract

The purpose of this study is to analyze the effectiveness of surgery and follow-up of children operated on for burn sequelae. For many years, we have organized two missions per year to Benin and Togo, one for surgery and one for follow-up. We analyzed the files of children born in Africa and victims of burns from the years 2002 to 2011. Children were referred through a non-governmental organization (NGO) and assessed in Africa by local paediatricians before and after surgery. Treatment consisted in operating on burn sequelae such as contractures, hypertrophic scars and hard cords. Impaired mobility was our only indication for the operation. We kept a database on all patients. Sixty files were reviewed, of which fifty were deemed suitable for analysis. The most common methods of surgery were skin grafting and Z-plasty. There were no complications, such as infection or graft/flap necrosis after immediate surgery. Long-term follow-up revealed a recurrence of hypertrophic scarring (47%), retractions (24%) and hard cords (2%) due to a lack of occupational therapy and physiotherapy treatment. Partnership with an NGO and a local team allows us to treat children with burn injury sequelae in Western Africa. A continued and often long-lasting follow-up by occupational therapists and physiotherapists is highly mandatory in order to guarantee good long-term results. In 2010, we initiated local rehabilitation therapy.

Le but de cette étude est d’analyser l’efficacité de la chirurgie et le suivi d’enfants opérés pour des séquelles de brûlures. Nous avons analysé les dossiers d’enfants africains, victimes de brûlures depuis l’année 2002 jusqu’en 2011. Pendant de nombreuses années, nous avons organisé deux missions par an au Bénin et au Togo, une pour la chirurgie et une pour le suivi. Les enfants nous étaient confiés par une O.N.G. et examinés en Afrique par des pédiatres locaux avant et après la chirurgie. Le traitement chirurgical s’adressait aux séquelles de brûlures telles que rétractions, cicatrices hypertrophiques et brides. La perte de mobilité fut notre unique indication. Nous avons une base de données sur tous les patients. 60 dossiers furent revus mais 50 retenus pour l’analyse. Les traitements les plus fréquents furent la greffe de peau et les plasties en Z. Il n’y a pas eu de complications, ni infection ou nécrose de la greffe ou du lambeau après chirurgie immédiate. Le suivi à long terme a montré une récidive des cicatrices hypertrophiques (47%), des rétractions (24%) et des brides (2%), et ceci dû à une absence d’ergothérapie et de physiothérapie. La coopération avec une O.N.G. et une équipe locale a permis de traiter ces enfants présentant des séquelles de brûlures en Afrique de l’Ouest. Un suivi continu et souvent long par les ergothérapeutes et les physiothérapeutes est indispensable, si l’on veut garantir de bons résultats à long terme. En 2010 nous avons initié localement un traitement par rééducation fonctionnelle.

Keywords: Africa; burn; follow-up; treatment.