Patterns of residual HIV-1 RNA shedding in the seminal plasma of patients on effective antiretroviral therapy

Basic Clin Androl. 2017 Sep 8;27:17. doi: 10.1186/s12610-017-0063-x. eCollection 2017.

Abstract

Background: More and more HIV-1-infected men on effective antiretroviral treatment (ART) have unprotected sex in order to procreate. The main factor influencing transmission is seminal HIV shedding. While the risk of HIV transmission is very low, it is difficult to assess in individuals. Nevertheless, it should be quantified.

Results: We retrospectively analysed seminal plasma HIV-1 shedding by 362 treated HIV-infected men attending a medically assisted reproduction centre (1998-2013) in order to determine its frequency, the impact of the antiretroviral regimen on HIV shedding, and to identify shedding patterns. The HIV-1 virus loads in 1396 synchronized blood and semen samples were measured, and antiretroviral treatment, biological and epidemiological data were recorded. We detected isolated HIV-1 shedding into the seminal plasma in 5.3% of patients on efficient antiretroviral treatment, but there was no association with the HIV antiretroviral drug regimen or the CD4 cell count. These men had undergone more regimen changes since treatment initiation and had been on the ongoing drug regimen longer than the non-shedding men. The patterns of HIV seminal shedding among patients with undetectable HIV blood virus load varied greatly. HIV seminal shedding can occur as long as 5 years after starting antiretroviral treatment.

Conclusions: The seminal HIV load was used to monitor risk for infertile HIV-infected patients on an assisted reproductive technology program. This can still be recommended for patients who recently (6 months) started ART, or those with a poor history of adherence to ART but may also be usefull for some patients during counselling. Residual HIV seminal shedding is probably linked to breaks in adherence to antiretroviral treatment but local genital factors cannot be ruled out.

Résumé: De plus en plus d’hommes sous traitement antirétroviral (ART) ont des rapports sexuels non protégés à des fins de procréation. Le principal déterminant de la transmission sexuelle est. l’excrétion séminale du VIH. Malgré un risque de transmission très faible, il reste difficile à évaluer au niveau individuel. Dans ce contexte, l’étude de l’excrétion séminale du VIH, notamment chez des hommes sous traitement antirétroviral, est. d’un grand intérêt.

Résultats: Nous avons analysé rétrospectivement l’excrétion séminale du HIV chez 362 hommes sous traitement antirétroviral consultant un centre d’assistance médicale à la procréation (1998–2013) pour déterminer sa fréquence, l’impact des antirétroviraux sur l’excrétion du HIV et identifier les profils d’excrétion. Les charges virales HIV-1 ont été mesurées dans 1396 échantillons de sang et de sperme prélevés concomitamment et les traitements, les données biologiques et épidémiologiques recueillis. Nous avons détecté une excrétion dans le plasma séminal isolée chez 5,3% des patients sous traitement antirétroviral efficace mais nous n’avons pas trouvé d’association avec la composition du traitement antirétroviral ou le taux de lymphocytes T CD4+. Ces hommes avaient eu plus de changements thérapeutiques et leur traitement avait été instauré depuis plus longtemps que pour les hommes non excréteurs. Les profils d’excrétion séminale du HIV parmi les patients avec une charge virale indétectable dans le sang étaient très variables. L’excrétion séminale du HIV peut survenir jusqu’à 5 ans après l’instauration du premier traitement antirétroviral.

Conclusions: La charge virale séminale du HIV était l’outil classique d’évaluation du risque viral de transmission pour les patients infertiles infectés par HIV et inclus dans les programmes d’assistance médicale à la procréation. Ceci peut continuer à être recommandé chez les patients ayant débuté un traitement antirétroviral dans les 6 mois précédent ou chez ceux avec des antécédents de mauvaise adhérence au traitement mais peut aussi être utile pour le conseil de certains patients. Le risque résiduel d’excrétion séminale du HIV est. probablement lié à des défauts d’adhérence au traitement antirétroviral mais des facteurs génitaux ne peuvent pas être éliminés.

Keywords: Antiretroviral treatment; HIV; Medically assisted reproduction; Semen; Sexual transmission; Sperm processing.