Les besoins des patients avec un cancer en soins palliatifs lors des visites médicales: Une étude qualitative

Can Fam Physician. 2017 Dec;63(12):945-952.
[Article in French]

Abstract

Objectif: Explorer les besoins du patient vivant avec un cancer en phase palliative et clarifier de quelle manière l’ensemble des intervenants, y compris le médecin de famille, pourrait y répondre de façon plus satisfaisante. TYPE D’ÉTUDE: Une étude qualitative effectuée avec l’aide d’entrevues semi-structurées.

Contexte: Services de soins palliatifs (ambulatoire et intrahospitalier).

Participants: Douze patients avec un diagnostic de cancer réputés être en stade palliatif ayant déjà reçu de la chimiothérapie ou de la radiothérapie. MÉTHODES: Les entrevues, enregistrées et retranscrites, ont été codifiées et catégorisées pour identifier et définir les thèmes décrivant l’expérience des participants. Les données furent collectées jusqu’à ce que les nouvelles entrevues n’ajoutent plus de nouvelles catégories de résultats.

Principales constatations: Les participants avec un cancer en phase palliative ont premièrement besoin de l’expertise du médecin. Il existe aussi un grand besoin d’être sécurisé à l’aide d’explications claires au sujet de la maladie, des traitements et du pronostic, à l’aide de rassurances au fil des rencontres patient-médecin et à l’aide de différents dispositifs agissant comme filets de sécurité. En tout temps, les participants ont manifesté le besoin d’être écoutés sans préjugé. L’infirmière pivot en oncologie est tout aussi importante que le médecin dans le suivi; elle peut se substituer au médecin dans la réponse à la plupart des besoins d’ordre relationnels, ainsi que dans le partage d’information et d’explications sur la maladie.

Conclusion: Le spécialiste ne suffit pas pour répondre à l’ensemble des besoins complexes des patients; il a besoin d’être épaulé, tôt dans le processus, d’un médecin de famille et d’une infirmière pivot. Chaque soignant devrait être sensibilisé aux besoins du patient et s’assurer, au mieux de sa capacité, d’y répondre de façon satisfaisante. Manquer à cette tâche pourrait contribuer à une plus grande solitude et à davantage d’angoisse chez les personnes affectées de maladies graves.