Objective: For chronic depression, the effectiveness of brief psychotherapy has been limited. This study is the first comparing the effectiveness of long-term cognitive-behavioural therapy (CBT) and long-term psychoanalytic therapy (PAT) of chronically depressed patients and the effects of preferential or randomized allocation.
Methods: A total of 252 adults met the inclusion criteria (aged 21-60 years, major depression, dysthymia, double depression for at least 24 months, Quick Inventory of Depressive Symptoms [QIDS] >9, Beck Depression Inventory II [BDI] >17, informed consent, not meeting exclusion criteria). Main outcome measures were depression self-rating (BDI) and rating (clinician-rated QIDS [QIDS-C]) by independent, treatment-blinded clinicians. Full remission rates (BDI ≤12, QIDS-C ≤5) were calculated. An independent center for data management and biostatistics analyzed the treatment effects and differences using linear mixed models (multilevel models and hierarchical models).
Results: The average BDI declined from 32.1 points by 12.1 points over the first year and 17.2 points over 3 years. BDI overall mean effect sizes increased from d = 1.17 after 1 year to d = 1.83 after 3 years. BDI remission rates increased from 34% after 1 year to 45% after 3 years. QIDS-C overall effect sizes increased from d = 1.56 to d = 2.08, and remission rates rose from 39% after 1 year to 61% after 3 years. We found no significant differences between PAT and CBT or between preferential and randomized allocation.
Conclusions: Psychoanalytic as well as cognitive-behavioural long-term treatments lead to significant and sustained improvements of depressive symptoms of chronically depressed patients exceeding effect sizes of other international outcome studies.
Objectif :: L’efficacité d’une brève thérapie est limitée pour la dépression chronique. Cette étude est la première qui compare l’efficacité de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) à long terme et des thérapies psychanalytiques (TPA) à long terme chez des patients chroniquement déprimés, et les effets d’une allocation préférentielle et randomisée.
Méthodes :: Un total de 252 adultes satisfaisait aux critères d’inclusion (âge 21-60 ans, dépression majeure, dysthymie, double dépression pendant au moins 24 mois, QIDS >9, BDI >17, consentement éclairé, ne pas satisfaire aux critères d’exclusion). Les principales mesures des résultats étaient l’auto-évaluation de la dépression (BDI) et l’évaluation (QIDS-C) par des cliniciens indépendants, à l’insu du traitement. Les taux de rémission complète (BDI ≤12, QIDS-C ≤5) ont été calculés. Un centre indépendant de gestion des données et des biostatistiques a analysé les effets et les différences des traitements à l’aide de modèles linéaires mixtes (modèles multi-niveau et hiérarchiques).
Résultats :: La moyenne de la BDI a baissé de 32,1 points à 12,1 points durant la première année, et de 17,2 points sur 3 ans. La moyenne de l’ampleur de l’effet de la BGI générale est passée de d = 1,17 après 1 an à d = 1,83 après 3 ans. Les taux de rémission de la BDI ont augmenté de 34% après 1 an à 45% après 3 ans. L’ampleur de l’effet de la QIDS-C générale a augmenté de d = 1,56 à d = 2,08, et les taux de rémission se sont accrus de 39% après 1 an à 61% après 3 ans. Nous n’avons pas constaté de différences significatives entre la TPA et la TCC ou entre l’allocation préférentielle et randomisée.
Conclusions :: Les traitements psychanalytiques et cognitivo-comportementaux à long terme entraînent des améliorations significatives et soutenues des symptômes dépressifs de patients chroniquement déprimés qui excèdent l’ampleur de l’effet d’autres études de résultats internationales.
Keywords: chronic; cognitive-behavioural therapy; long-term psychotherapy; outcome; psychoanalytic psychotherapy; remission; treatment-resistant depression.