Consequences of school closure on access to education: Lessons from the 2013-2016 Ebola pandemic

Int Rev Educ. 2021 Apr 26;1-26. doi: 10.1007/s11159-021-09900-2. Online ahead of print.

Abstract

The COVID-19 pandemic has seen an unprecedented shutdown of society. Among the various safety measures taken, much attention has been given to school closure as a non-pharmaceutical mitigation tool to curb the spread of the disease through ensuring "social" (physical) distancing. Nearly 1.725 billion children in over 95% of countries worldwide have been affected by school closures implemented in April 2020 as the virus continued to spread. In the field of education, policymakers' attention has been directed at keeping students on board through remote learning and addressing the immediate needs of schools upon reopening. The study presented in this article focuses on who remains absent after schools resume. Using publicly available survey data from the USAID Demographic Health Surveys Program and the UNICEF Multiple Indicator Cluster Survey from before and after the 2013-2016 Ebola pandemic in Guinea and Sierra Leone in West Africa, the author examined changes in school enrolment and dropout patterns, with targeted consideration given to traditionally marginalised groups. At the time, schools closed for between seven to nine months in the two countries; this length and intensity makes this Ebola pandemic the only health crisis in the recent past to come close to the pandemic-related school closures experienced in 2020. The author's findings suggest that post-Ebola, youth in the poorest households saw the largest increase in school dropout. Exceeding expected pre-Ebola dropout rates, an additional 17,400 of the poorest secondary-age youth were out of school. This evidence is important for minimising the likely post-COVID-19 expansion in inequality. The author's findings point to the need for sustainable planning that looks beyond the reopening of educational institutions to include comprehensive financial support packages for groups most likely to be affected.

Conséquences de la fermeture des écoles sur l’accès à l’éducation : les enseignements de la pandémie d’Ebola de 2013 à 2016 La pandémie de COVID-19 a infligé un arrêt sans précédent à la société. Parmi les diverses mesures de sécurité qui ont été prises, une attention particulière à été accordée à la fermeture des écoles devenue un outil non pharmaceutique pour freiner la propagation de la maladie par le biais d’une distanciation « sociale » (physique) ainsi garantie. Près de 1,725 milliard d’enfants dans plus de 95 % des pays du monde entier ont été concernés par les fermetures d’établissements scolaires entrées en vigueur en avril 2020, alors que le virus continuait de se propager. Dans le domaine de l’éducation, les politiques se sont appliquées à permettre aux écoliers de continuer à étudier au moyen de l’apprentissage à distance et à répondre aux besoins immédiats des écoles lors de leur réouverture. L’étude présentée dans cet article est essentiellement consacrée à ceux qui restent absents une fois que l’école a repris. S’appuyant sur des données accessibles au public du Programme d’enquêtes démographiques et sanitaires de l’USAID (l’Agence des États-Unis pour le développement international) et l’Enquête par grappes à indicateurs multiples de l’UNICEF avant et après la pandémie d’Ebola de 2013–2016 en Guinée et en Sierra Leone, en Afrique de l’Ouest, l’auteur s’est penché sur les changements concernant les inscriptions dans les établissements scolaires et les schémas d’abandon de la scolarité en portant une attention particulière aux groupes traditionnellement marginalisés. À cette époque-là, les écoles ont fermé leurs portes pendant sept à neuf mois dans les deux pays. La durée et l’intensité de ces fermetures ont fait de la pandémie d’Ebola la seule crise sanitaire du passé récent à se rapprocher en la matière de celle de COVID-19 en 2020. Les conclusions de l’auteur indiquent qu’après la pandémie d’Ebola, la plus forte hausse des abandons scolaires a été enregistrée chez jeunes des foyers les plus démunis. Dépassant les taux d’abandon d’avant Ebola auxquels on s’attendait, 17 000 écoliers supplémentaires faisant partie des plus pauvres au niveau de l’enseignement secondaire ont abandonné l’école, une preuve importante pour œuvrer à réduire au minimum l’augmentation probable des inégalités après la pandémie de COVID-19. Les conclusions de l’auteur montrent qu’il est nécessaire de planifier durablement en se projetant au-delà de la réouverture des écoles afin d’inclure de vastes aides financières pour les groupes qui seront probablement touchés.

Keywords: COVID-19; Ebola; West Africa; differences-in-differences; dropout; health crisis; school closure.