Impact of centre volume, surgeon volume, surgeon experience and geographic location on reoperation after intramedullary nailing of tibial shaft fractures

Can J Surg. 2021 Jul 5;64(4):E371-E376. doi: 10.1503/cjs.004020.

Abstract

Background: Tibial shaft fractures are the most common long-bone injury, with a reported annual incidence of more than 75 000 in the United States. This study aimed to determine whether patients with tibial fractures managed with intramedullary nails experience a lower rate of reoperation if treated at higher-volume hospitals, or by higher-volume or more experienced surgeons.

Methods: The Study to Prospectively Evaluate Reamed Intramedullary Nails in Patients with Tibial Fractures (SPRINT) was a multicentre randomized clinical trial comparing reamed and nonreamed intramedullary nailing on rates of reoperation to promote fracture union, treat infection or preserve the limb in patients with open and closed fractures of the tibial shaft. Using data from SPRINT, we quantified centre and surgeon volumes into quintiles. We performed analyses adjusted for type of fracture (open v. closed), type of injury (isolated v. multitrauma), gender and age for the primary outcome of reoperation using multivariable logistic regression.

Results: There were no significant differences in the odds of reoperation between high- and low-volume centres (p = 0.9). Overall, surgeon volume significantly affected the odds of reoperation (p = 0.03). The odds of reoperation among patients treated by moderate-volume surgeons were 50% less than those among patients treated by verylow-volume surgeons (odds ratio [OR] 0.50, 95% confidence interval [CI] 0.28–0.88), and the odds of reoperation among patients treated by high-volume surgeons were 47% less than those among patients treated by very-low-volume surgeons (OR 0.53, 95% CI 0.30–0.93).

Conclusion: There appears to be no significant additional patient benefit in treatment by a higher-volume centre for intramedullary fixation of tibial shaft fractures. Additional research on the effects of surgical and clinical site volume in tibial shaft fracture management is needed to confirm this finding. The odds of reoperation were higher in patients treated by very-low-volume surgeons; this finding may be used to optimize the results of tibial shaft fracture management. Clinical trial registration: ClinicalTrials.gov, NCT00038129

Contexte: La fracture de la diaphyse tibiale est la plus commune des fractures des os longs, avec une incidence annuelle déclarée de plus 75 000 cas aux États-Unis. Cette étude visait à déterminer si les patients traités par enclouage intramédullaire pour une fracture du tibia sont moins souvent réopérés quand l’intervention est effectuée dans des établissements qui traitent de plus forts volumes de cas ou par des chirurgiens opérant un plus fort volume de cas ou plus expérimentés.

Méthodes: L’étude SPRINT (Study to Prospectively Evaluate Reamed Intramedullary Nails in Patients with Tibial Fractures) est un essai clinique multicentrique randomisé qui a comparé l’effet de l’enclouage alésé c. non alésé sur le taux des réinterventions visant à promouvoir la consolidation osseuse de la fracture, à traiter une infection ou à préserver le membre chez des patients victimes de fractures fermées ou ouvertes de la diaphyse tibiale. À partir des données de l’étude SPRINT, nous avons classé les établissements et les chirurgiens en quintiles selon les volumes de cas traités. Nous avons effectué des analyses ajustées en fonction du type de fracture (ouverte c. fermée), du type de blessure (isolée c. polytraumatisme), du sexe et de l’âge, pour établir le taux de réintervention (paramètre principal), en utilisant la régression logistique multivariée.

Résultats: On n’a noté aucune différence significative quant au risque de réintervention entre les centres qui traitaient des volumes élevés c. bas (p = 0,9). Dans l’ensemble le volume d’opérations des chirurgiens a significativement influé sur le risque de réintervention (p = 0,03). Le risque de réintervention chez les patients traités par des chirurgiens dont le volume d’interventions était moyen était de 50 % de moins que chez les patients traités par des chirurgiens dont le volume était très bas (risque relatif [RR] 0,50, intervalle de confiance [IC] à 95 % 0,28–0,88) et le risque de réintervention chez les patients traités par des chirurgiens dont le volume était très élevé était de 47 % de moins que chez les patients traités par des chirurgiens dont le volume était très bas (RR 0,53, IC à 95 % 0,30–0,93).

Conclusion: Il ne semble y avoir aucun bienfait additionnel significatif au fait d’être opéré dans un centre où le volume d’interventions pour enclouage intramédullaire des fractures de la diaphyse tibiale est élevé. Il faudra approfondir la recherche sur les effets du volume chirurgical et de l’expérience clinique des établissements pour confirmer cette observation. Le risque de réintervention a été plus élevé chez les patients traités par des chirurgiens dont le volume d’interventions était très bas; cette observation pourrait être utilisée pour optimiser l’issue du traitement des fractures de la diaphyse tibiale. Enregistrement de l’essai clinique : ClinicalTrials. gov, NCT00038129.

Publication types

  • Research Support, N.I.H., Extramural
  • Research Support, Non-U.S. Gov't

Associated data

  • ClinicalTrials.gov/NCT00038129