Objective: To estimate the extent to which social determinants of health (SDH) predict levels of depression in adults presenting to the emergency department (ED) with an acute mental health crisis.
Design: Secondary data analysis.
Setting: St Paul's Hospital, an urban tertiary care hospital in Vancouver, BC.
Participants: Patients 19 years and older presenting to the ED with an acute mental health crisis.
Main outcome measures: Responses to demographic questionnaires focused on SDH and to measures of self-perceived health and depression. Relationships between depression and SDH were described using t tests and χ 2 tests. The extent to which SDH variables predicted depression scores, as measured by the Patient Health Questionnaire-9 (PHQ-9), was determined using linear regression.
Results: The primary study had 202 participants. Data for the 156 (77%) participants who completed the PHQ-9 were assessed in this secondary analysis. In this sample, 60% of participants identified as men, 37% as women, and 4% as other. The mean (SD) age was 39.1 (13.8) years, with most participants identifying as white (65%) or Indigenous (18%). Thirty-seven percent had a high school diploma or less education, and 72% reported being unemployed. Identifying as a woman, lack of access to clean drinking water, poor food security, feeling unsafe, little structured use of time, lack of a sense of community, and dissatisfaction with housing significantly predicted higher depression scores. Overall, 59% of respondents met the criteria for moderately severe or severe depression (PHQ-9 score ≥ 15), with 37% of those reporting thoughts of suicide nearly every day for the past 2 weeks.
Conclusion: This study demonstrates the importance of screening for both depression and SDH in the ED. Because the ED often does not have the capacity to address appropriate levels of follow-up for this population, this study has important implications for primary care. Developing a clear pathway of follow-up support for people with depression and SDH risk factors will be critical to optimize patient outcomes, promote patient safety, enhance patient satisfaction, and optimize the use of resources between the ED and primary care.
Objectif: Évaluer la mesure dans laquelle les déterminants sociaux de la santé (DSS) prédisent les degrés de dépression chez les adultes qui se présentent au service des urgences (SU) en crise aiguë de santé mentale.
Type d’étude: Une analyse secondaire de données.
Contexte: L’Hôpital St Paul, un hôpital urbain de soins tertiaires à Vancouver (C.-B.).
Participants: Les patients de 19 ans et plus qui se sont présentés au SU en crise aiguë de santé mentale.
Principaux paramètres à l’étude: Les réponses à des questionnaires démographiques axés sur les DSS, et les mesures de la santé et de la dépression telles que perçues par les intéressés. Les relations entre la dépression et les DSS ont été décrites à l’aide de tests t et de tests χ2. La mesure dans laquelle les variables dans les DSS prédisaient les scores de dépression, mesurés par le Questionnaire sur la santé des patients-9 (QSP-9), a été déterminée au moyen d’une régression linéaire.
Résultats: La première étude comptait 202 participants. Les données concernant les 156 participants (77 %) qui ont répondu au QSP-9 ont été évaluées dans cette deuxième analyse. Dans cet échantillon, 60 % des participants se sont identifiés comme étant un homme, 37 % comme une femme et 4 % comme autre. L’âge moyen (ET) était de 39,1 (13,8) ans, et la plupart des participants ont dit être de race blanche (65 %) ou autochtones (18 %). Quelque 37 % avaient un diplôme d’études secondaires ou moins de scolarité, et 72 % ont signalé être sans emploi. Le fait de s’identifier comme étant une femme, le manque d’accès à de l’eau potable propre, une faible sécurité alimentaire, le sentiment d’insécurité, le manque de structure dans l’emploi du temps, l’absence de sentiment d’appartenance à la communauté et l’insatisfaction sur le plan du logement prédisaient de manière significative des scores de dépression plus élevés. Dans l’ensemble, 59 % des participants répondaient aux critères de dépression de modérée à sévère (scores au QSP-9 de ≥ 15), et 37 % d’entre eux signalaient des pensées suicidaires chaque jour au cours des 2 dernières semaines.
Conclusion: Cette étude démontre l’importance du dépistage à la fois de la dépression et des DSS aux SU. Étant donné que les SU n’ont souvent pas la capacité d’assurer des degrés appropriés de suivi à cette population, cette étude a d’importantes implications pour les soins primaires. L’établissement d’un cheminement clair pour un soutien de suivi auprès des personnes souffrant de dépression et ayant des facteurs de risque liés aux DSS sera essentiel pour optimiser les résultats chez les patients, favoriser leur sécurité et améliorer leur satisfaction, et pour une utilisation optimale des ressources entre les SU et les soins primaires.
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