Introduction: Public health concerns over the impact of social media use (SMU) on adolescent health are growing. We investigated the relationship between SMU and sleep health in adolescents in Canada aged 11 to 17 years.
Methods: Data from the 2017-2018 Health Behaviour in School-aged Children study were available for 12 557 participants (55.2% female). SMU was categorized by frequency of use (non-active, active and intense) and the presence of addiction-like symptoms (problematic). Mixed effects logistic regression models identified associations between SMU and seven sleep health indicators (insomnia symptoms, daytime wakefulness problems, screen time before bed, meeting sleep duration recommendations, sleep variability and late bedtime on school and non-school days).
Results: Compared to active SMU, non-active SMU was associated with better sleep indicators, except for insomnia symptoms. Intense SMU was associated with greater odds of having poor sleep health indicators (adjusted odds ratio [aORs] from 1.09 to 2.24) and problematic SMU with the highest odds (aORs from 1.67 to 3.24). Associations with problematic SMU were greater among girls than boys, including having a later bedtime on school days (aOR = 3.74 vs. 1.84) and on non-school days (aOR = 4.13 vs. 2.18). Associations between SMU and sleep outcomes did not differ by age group.
Conclusion: Intense and problematic SMU were associated with greater odds of poor sleep health among adolescents in Canada, with stronger associations among girls than boys. Further research is needed to understand the mechanisms underlying associations between SMU and sleep to inform public health recommendations.
Introduction: Les effets de l’utilisation des médias sociaux sur la santé des adolescents soulèvent de plus en plus de préoccupations en matière de santé publique. Nous avons exploré la relation entre cette utilisation et la santé du sommeil chez les adolescents du Canada de 11 à 17 ans.
Méthodologie: Des données de l’Enquête sur les comportements de santé des jeunes d’âge scolaire de 2017-2018 étaient disponibles pour 12 557 participants (dont 55,2 % de sexe féminin). Des catégories d’utilisation des médias sociaux ont été établies en fonction de la fréquence (utilisation non active, active ou intensive) et de la présence de symptômes évoquant une dépendance (utilisation problématique). Des modèles de régression logistique à effets mixtes ont révélé des associations entre l’utilisation des médias sociaux et sept indicateurs de la santé du sommeil (symptômes d’insomnie, somnolence diurne, utilisation d’un écran avant de se coucher, respect des recommandations sur la durée du sommeil, variabilité du sommeil, heure de coucher tardive les jours d’école et heure de coucher tardive les jours de repos).
Résultats: Comparativement à une utilisation active des médias sociaux, une utilisation non active a été associée à de meilleurs résultats des indicateurs de la santé du sommeil, sauf en ce qui concerne les symptômes d’insomnie. Une utilisation intensive des médias sociaux a été associée à un risque accru d’indicateurs défavorables de la santé du sommeil (rapport de cotes ajusté [RCa] de 1,09 à 2,24) et une utilisation problématique a été associée au RCa le plus élevé (1,67 à 3,24). Les associations avec une utilisation problématique des médias sociaux étaient plus marquées chez les filles que chez les garçons, en particulier en ce qui concerne l’heure de coucher tardive les jours d’école (RCa = 3,74 vs 1,84) et les jours de repos (RCa = 4,13 vs 2,18). Les associations entre l’utilisation des médias sociaux et les résultats en matière de sommeil ne variaient pas selon la tranche d’âge.
Conclusion: Une utilisation intensive et une utilisation problématique des médias sociaux ont été associées à un risque accru de troubles du sommeil chez les adolescents du Canada, avec des associations plus marquées chez les filles que chez les garçons. D’autres recherches doivent être menées pour éclaircir les mécanismes à l’origine des associations entre l’utilisation des médias sociaux et le sommeil, de manière à orienter les recommandations en matière de santé publique.
Keywords: adolescents; daytime wakefulness; insomnia; sleep; sleep duration; sleep variability; social media use.
Intense and problematic social media use were both associated with worse sleep health compared to active social media use. The highest odds of having poor sleep health indicators were associated with problematic social media use (adjusted odds ratios from 1.67 to 3.24) assessed using the Social Media Disorder Scale. Non-active social media use was linked to better sleep health. Associations between poor sleep health indicators and social media use were stronger among girls than boys. Across social media use categories, odds ratios for having poor sleep health indicators did not differ by age group.