Tachycardia-Induced Cardiomyopathy: A Case Series and a Literature Review

CJC Pediatr Congenit Heart Dis. 2024 Nov 2;3(6):272-284. doi: 10.1016/j.cjcpc.2024.10.007. eCollection 2024 Dec.

Abstract

Tachycardia-induced cardiomyopathy (TIC), also known as arrhythmia-induced cardiomyopathy or tachycardiomyopathy, is a reversible form of heart failure characterized by persistent tachyarrhythmias and associated ventricular dysfunction. TIC is characterized by the reversal of myocardial damage with resolution of the arrhythmia. Early diagnosis of TIC is imperative, as the treatment course is distinct from cardiomyopathy of other or unknown causes. However, distinguishing TIC from tachycardia secondary to increased catecholamines due to congestive heart failure can be very challenging. There are relatively few paediatric reports, and herein we present a case series of 48 paediatric patients with TIC from literature (2014-2024). We also present 4 illustrative cases with TIC seen at our site (BC Children's Hospital, Vancouver, Canada). The mean age in this case series was 6.98 ± 4.9 years. The majority of patients had ectopic atrial tachycardia (41.7%), followed by permanent junctional reciprocating tachycardia (20.8%), ventricular tachycardia (16.7%), and atrioventricular re-entrant tachycardia or atrioventricular nodal re-entrant tachycardia (10.4%). Pharmacologic treatment was the predominant therapy, but 70.8% of patients needed at least 1 ablation procedure. All patients demonstrated significant improvement in left ventricular ejection fraction after treatment, with most achieving at least near-normal ejection fractions in 80 days on average since presentation. In conclusion, TIC is overall a treatable condition with challenging diagnosis but generally has a favourable prognosis when diagnosed and treated appropriately. This article emphasizes the importance of considering TIC in the differential diagnosis of tachycardia in the context of reduced ventricular function, to recognize it and to enable targeted treatment initiation as soon as possible.

La cardiomyopathie induite par une tachycardie (CIT), aussi appelée cardiomyopathie induite par l’arythmie ou tachycardiomyopathie, est une forme réversible d’insuffisance cardiaque caractérisée par des tachyarythmies persistantes et qui est associée à une dysfonction ventriculaire. La CIT se caractérise par la réversibilité des lésions myocardiques lors de la résolution de l’arythmie. Le diagnostic précoce de CIT est essentiel, car son traitement diffère de celui des cardiomyopathies d’autres causes ou de cause inconnue. Il peut toutefois être ardu de distinguer la CIT de la tachycardie secondaire à l’élévation du taux de catécholamines attribuable à une insuffisance cardiaque congestive. Il existe relativement peu de rapports de cas pédiatriques. Nous présentons ici une série de cas issus de la littérature (entre 2014 et 2024) englobant 48 enfants atteints de CIT, de même que quatre études de cas de CIT traités dans notre établissement (BC Children’s Hospital, Vancouver, Canada). Dans cette série de cas, l’âge moyen des patients était de 6,98 ± 4,9 ans. La majorité des patients présentait respectivement une tachycardie auriculaire ectopique (41,7 %), une tachycardie jonctionnelle permanente par rythme réciproque (20,8 %), une tachycardie ventriculaire (16,7 %) et une tachycardie supraventriculaire réentrante ou une tachycardie auriculo-ventriculaire par réentrée intranodale (10,4 %). Les patients ont pour la plupart reçu un traitement pharmacologique, mais 70,8 % d’entre eux ont également été soumis à au moins une ablation. Après le traitement, on a observé une amélioration significative de la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) chez tous les patients, la plupart ayant affiché une fraction d’éjection normale ou quasi normale dans un délai moyen de 80 jours depuis leur présentation initiale. En conclusion, la CIT est généralement une maladie traitable, qui peut être difficile à diagnostiquer, mais dont le pronostic est généralement favorable lorsqu’elle est diagnostiquée et traitée adéquatement. Cet article souligne l’importance d’envisager la CIT lors du diagnostic différentiel des tachycardies en présence d’une diminution de la fonction ventriculaire, car la détection de la CIT en temps opportun permet d’instaurer un traitement ciblé dans les meilleurs délais.

Publication types

  • Review