ObjectiveThe genetic architecture of antidepressant response is poorly understood. This study investigated whether polygenic risk scores (PRSs) for major psychiatric disorders and a personality trait (neuroticism) are associated with antidepressant treatment outcomes.MethodsWe analysed 148 participants with major depressive disorder (MDD) from the Canadian Biomarker Integration Network for Depression-1 (CAN-BIND-1) cohort. Participants initially received escitalopram (ESC) monotherapy for 8 weeks. Nonresponders at week 8 received augmentation with aripiprazole (ARI), while responders continued ESC until week 16. Primary outcomes were remission status and symptom improvement measured at weeks 8 and 16. At week 16, post-hoc stratified analyses were performed by treatment arm (ESC-only vs. ESC + ARI). Eleven PRSs derived from genome-wide association studies of psychiatric disorders (e.g., MDD and post-traumatic stress syndrome (PTSD)) and neuroticism, were analysed for associations with these outcomes using logistic and linear regression models.ResultsAt week 8, a higher PRS for PTSD was nominally associated with a lower probability of remission (odds ratio (OR) = 0.08 [0.014-0.42], empirical p-value = 0.017) and reduced symptom improvement (beta (standard error) = -29.15 (9.76), empirical p-value = 0.019). Similarly, a higher PRS for MDD was nominally associated with decreased remission probability (OR = 0.38 [0.18-0.78], empirical p-value = 0.044). However, none of the results survived multiple testing corrections. At week 16, the stratified analysis for the ESC-only group revealed that a higher PRS for MDD was associated with increased remission probability (empirical p-value = 0.034) and greater symptom improvement (empirical p-value = 0.02). In contrast, higher PRSs for schizophrenia (empirical p-value = 0.013) and attention-deficit hyperactivity disorder (empirical p-value = 0.032) were associated with lower symptom improvement. No significant associations were observed in the ESC + ARI group.ConclusionsThese findings suggest that PRSs may influence treatment outcomes, particularly in ESC monotherapy. Replication in larger studies is needed to validate these observations.
Objectif:: L’architecture génétique de la réponse aux antidépresseurs est mal comprise. Cette étude visait à établir si les scores de risque polygéniques (SRP) pour les troubles psychiatriques majeurs et un trait de personnalité (neuroticisme) sont associés aux résultats des traitements antidépresseurs.
Méthodologie:: Nous avons analysé 148 participants ayant un trouble dépressif majeur (TDM) de la cohorte du Réseau canadien d’intégration des biomarqueurs pour la dépression. Les participants ont reçu initialement l’escitalopram (ESC) en monothérapie pendant huit semaines. Les non-répondeurs à la semaine 8 ont reçu en plus l’aripiprazole (ARI) et les répondeurs ont continué l’escitalopram jusqu’à la semaine 16. Les principaux paramètres de réponse étaient l’état de rémission et l’amélioration des symptômes mesurée aux semaines 8 et 16. À la semaine 16, des analyses stratifiées post-hoc ont été effectuées par groupe de traitement (ESC seul vs ESC + ARI). Onze SRP identifiés dans les études d’association pangénomique pour les troubles psychiatriques (p. ex. TDM, trouble de stress post-traumatique [TSPT]) et neuroticisme ont été analysés à l’aide de modèles de régression logistique et linéaire à la recherche d’associations avec ces paramètres.
Résultats:: À la semaine 8, un plus haut SRP pour le TSPT a été nominalement associé à une plus faible probabilité de rémission (RR = 0,08 [0,014–0,42], p empirique = 0,017) et à une plus faible amélioration des symptômes (ET bêta) = −29,15 (9,76), p empirique = 0,019). De même, un SRP plus élevé pour le TDM a été nominalement associé à une probabilité moindre de rémission (RR = 0,38 [0,18–0,78], p empirique = 0,044). Toutefois, aucun résultat n’a survécu aux corrections pour comparaisons multiples. À la semaine 16, l’analyse stratifiée portant sur le groupe ESC seul a révélé qu’un SRP plus élevé pour le TDM était associé à une plus forte probabilité de rémission (p empirique = 0,034) et à une plus nettte amélioration des symptômes (p empirique = 0,02). Par contre, des SRP plus élevés pour la schizophrénie (p empirique = 0,013) et le TDAH (p empirique = 0,032) étaient associés à une amélioration moins marquée des symptômes. Aucune association significative n’a été observée dans le groupe ESC+ARI.
Conclusions:: Ces observations suggèrent que les SRP peuvent influer sur les paramètres de réponse au traitement, notamment de la monothérapie par l’escitalopram, mais elles doivent êre répliquées dans des études plus larges pour être validées.
Keywords: antidepressant; major depressive disorder; polygenic risk scores; treatment outcomes.