Mothers, sons, sisters and grief in the gangster economy: US necrogovernance in Philadelphia's low-income Puerto Rican diaspora

Int Sociol. 2025 May;40(3):364-393. doi: 10.1177/02685809251334921. Epub 2025 May 20.

Abstract

Drawing on long-term participant-observation in Philadelphia's hyper-segregated Puerto Rican retail narcotics markets, we document the gendered contours of exploding cycles of firearm violence among young males striving to dominate street sales and the grief violence generates. Mothers and sisters intervene eloquently in court (and on the streets) defusing lethal violence. They clarify entangled chains of self-blame, promoting dialogue, accountability, and forgiveness. Although ambivalent about their own outlaw pasts, their 'streetwise' credibility increases their peacekeeping effectiveness. They prompt male perpetrators to publicly hold themselves accountable, express grief, and recognize the trauma of firearm violence, chronic incarceration, and frustrated aspirations for legal employment. Meanwhile, low-income women earn below-subsistence-level legal wages to support male kin emotionally and financially during lengthy prison sentences. We analyze the biographies of mothers and perpetrator sons through the political economy of US 'necrogovernance': Puerto Rican colonialism, null gun-control, diasporic hyper-segregation, mass incarceration, and punitive state responses to poverty/unemployment/addictions.

Sur la base d’une observation participante menée sur le long terme dans les marchés de détail portoricains hyper-ségrégués de stupéfiants à Philadelphie, nous rendons compte des caractéristiques sexuées de l’explosion des cycles de violence par arme à feu chez les jeunes hommes qui s’efforcent de dominer les ventes dans la rue, ainsi que les souffrances que suscite cette violence. Les mères et les sœurs de ces hommes s’expriment avec éloquence au tribunal (et dans les rues) pour désamorcer cette violence meurtrière. Elles éclairent les ramifications complexes de la culpabilité, en encourageant le dialogue, la responsabilisation et le pardon. Bien qu’ambivalentes quant à leur propre passé délictueux, leur crédibilité de femmes « qui connaissent le monde de la rue » accroît leur efficacité en matière de pacification. Elles incitent les auteurs masculins de violences à répondre de leurs actes publiquement, à exprimer leur souffrance et à reconnaître le traumatisme causé par la violence des armes à feu, l’incarcération chronique et les aspirations frustrées à un emploi légal. Parallèlement, des femmes à faibles revenus gagnent des salaires inférieurs au minimum légal de subsistance afin d’aider émotionnellement et financièrement les hommes de leur famille pendant leurs longues peines de prison. Nous analysons les biographies des mères et des fils auteurs de violences à travers l’économie politique de la « nécro-gouvernance » américaine : le colonialisme portoricain, l’absence totale de contrôle des armes à feu, l’hyper-ségrégation de la diaspora, l’incarcération de masse et les mesures punitives de l’État face à la pauvreté, au chômage et aux addictions.

A partir de la observación participante de largo plazo en los hiper-segregados mercados minoristas puertorriqueños de drogas de Filadelfia, se estudian las particularidades de género de los ciclos explosivos de violencia con armas de fuego entre hombres jóvenes que se esfuerzan por dominar las ventas callejeras, y el dolor que generan estos episodios. Madres y hermanas intervienen elocuentemente en los tribunales (y en la calle) para desactivar la violencia letal. Estas mujeres aclaran las enmarañadas cadenas de autoculpa, promoviendo el diálogo, la rendición de cuentas y el perdón. A pesar de ser ambivalentes respecto a su propio pasado delictivo, la credibilidad de su sabiduría callejera aumenta su eficacia en el mantenimiento de la paz. Instan a los delincuentes masculinos a responsabilizarse públicamente, expresar su dolor y reconocer el trauma de la violencia con armas de fuego, el encarcelamiento crónico y las aspiraciones frustradas de empleo legal. Mientras tanto, las mujeres de bajos ingresos ganan salarios inferiores al nivel de subsistencia legal para apoyar emocional y económicamente a sus familiares varones durante las largas condenas de prisión. El artículo analiza las biografías de madres e hijos delincuentes a través de la economía política de la “necro-gobernanza” estadounidense: el colonialismo puertorriqueño, el nulo control de armas, la hiper-segregación de la diáspora, el encarcelamiento masivo y las respuestas estatales punitivas a la pobreza, el desempleo y las adicciones.

Keywords: Criminal justice; emotions; gender; racial segregation; violent crime.