Entomological parameters such as mosquito biting rates often fail to capture variability in human behavior, thereby limiting its accuracy for assessing the population-level malaria risk. This study investigated the use of previously described Anopheles gambiae-based anti-salivary biomarker, anti-gSG6-P1, as a serological marker for Anopheles exposure, and examined key entomological, human, and environmental risk factors in Sisaket Province, Thailand. Blood samples were collected via finger prick from the same set of 184 participants across three seasons: rainy (August 2022), cool-dry (December 2022), and hot-dry (April 2023). Anti-gSG6-P1 IgG levels were quantified using ELISA. Factor Analysis of Mixed Data revealed that seasonality exerted the strongest influence on anti-gSG6-P1 IgG levels, which was likely driven by human activities, particularly the frequency of rubber tapping activity in the areas where Anopheles dirus is present. A higher frequency of rubber plot entry (5-7 days/week) significantly increased anti-gSG6-P1 IgG responses (1.08 ± 0.36) compared with the lower frequency group (0-4 days/week) (0.96 ± 0.35). Furthermore, our findings revealed the complex interplay between anti-gSG6-P1 IgG levels and the seasonality of human behavioral and vector dynamics. These factors highlight key limitations of the anti-gSG6-P1 IgG biomarker in the Greater Mekong Subregion, particularly the lack of well-characterized anti-gSG6-P1 IgG serological response kinetics in regions where predominant vector species exhibit low salivary peptide homology to An. gambiae. These findings emphasize the need for new serological tools tailored to malaria vector species present in the Subregion to improve malaria risk assessment and strengthen vector control strategies.
Title: La surveillance immunologique utilisant le biomarqueur IgG anti-gSG6-P1 révèle la dynamique spatio-temporelle de l’exposition aux Anophèles et les lacunes dans l’évaluation des risques de paludisme dans la sous-région du Grand Mékong.
Abstract: Les paramètres entomologiques tels que le taux de piqûres de moustiques ne permettent souvent pas de saisir la variabilité du comportement humain, ce qui limite leur précision pour évaluer le risque de paludisme au niveau de la population. Cette étude examine l’utilisation du biomarqueur antisalivaire anti-gSG6-P1, précédemment décrit et basé sur Anopheles gambiae, comme marqueur sérologique de l’exposition aux anophèles, et examine les principaux facteurs de risque entomologiques, humains et environnementaux dans la province de Sisaket, en Thaïlande. Des échantillons sanguins ont été prélevés par piqûre à la pulpe du doigt sur le même groupe de 184 participants au cours de trois saisons : pluvieuse (août 2022), fraîche et sèche (décembre 2022) et chaude et sèche (avril 2023). Les taux d’IgG anti-gSG6-P1 ont été quantifiés par des tests ELISA. L’analyse factorielle des données mixtes a révélé que la saisonnalité exerce la plus forte influence sur les taux d’IgG anti-gSG6-P1, probablement en raison des activités humaines, en particulier la fréquence de la récolte du caoutchouc dans les zones où Anopheles dirus est présent. Une fréquence plus élevée d’entrée dans les plantations d’hévéas (5 à 7 jours par semaine) augmente considérablement les réponses anti-gSG6-P1 IgG (1,08 ± 0,36) par rapport au groupe à fréquence plus faible (0 à 4 jours par semaine) (0,96 ± 0,35). De plus, nos résultats révèlent l’interaction complexe entre les taux d’IgG anti-gSG6-P1 et la saisonnalité du comportement humain et de la dynamique des vecteurs. Ces facteurs mettent en évidence les principales limites du biomarqueur anti-gSG6-P1 IgG dans la sous-région du Grand Mékong, en particulier l’absence de cinétique de réponse sérologique anti-gSG6-P1 IgG bien caractérisée dans les régions où les espèces vectrices prédominantes présentent une faible homologie peptidique salivaire avec An. gambiae. Ces résultats soulignent la nécessité de disposer de nouveaux outils sérologiques adaptés aux espèces vectrices d’agents du paludisme présentes dans la sous-région afin d’améliorer l’évaluation des risques de paludisme et de renforcer les stratégies de lutte antivectorielle.
Keywords: Anopheles mosquitoes; Human activity; Immunological biomarker; Malaria risk assessment; Rubber plantation; Sisaket Province; Thai-Cambodia border.
© M. Saeung et al., published by EDP Sciences, 2026.